À la découverte des usages historiques et culturels de la Vallée du Canut (Ille-et-Vilaine)


Nous avons été sollicités par le service Patrimoine Naturel du département de l’Ille-et-Vilaine afin de réaliser une étude sur l’ histoire et les usages historiques et culturels de la Vallée du Canut, sur les communes de Lassy, Baulon, Guignen, Goven, La Chapelle-Bouëxic et Bovel (Ille-et-Vilaine), entre septembre 2025 et mars 2026.

Pour répondre aux enjeux de l’étude, il avait été prévu de procéder à une étude bibliographique et documentaire (archives départementales de l’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique, Bibliothèque nationale de France), à un collectage de témoignages auprès des habitants, qui ont répondu très favorablement à nos questions, ainsi qu’à la création d’un Système d’Informations Géographiques (SIG), permettant d’analyser et d’interpréter les données colligées.

L’étude réalisée a permis de soutenir l’idée que la vallée du Canut est celle de territoire vivant :

  • vivant sur le plan du patrimoine naturel, en particulier à travers la synergie entre les communautés humaines et leur milieu, à travers les activités agraires notamment. La vallée est essentiellement occupée par des landes qui ont permis un élevage bovin extensif, avec des usages ayant peu varié au cours du temps, ce qui a permis d’en préserver la qualité naturelle ;
  • vivant sur le plan historique également, car la vallée du Canut est aujourd’hui l’héritière d’une très longue histoire qui commence à la Préhistoire, il n’y a pas moins de 10 000 ans (plusieurs sites archéologiques), et qui a vu se succéder des hommes et des usages qui ont eu un impact plus ou moins durable sur le paysage, qu’il s’agisse de l’exploitation des carrières, à l’origine d’une architecture vernaculaire locale, ou de l’organisation des réseaux viaire et de transports, contrainte par le franchissement du cours d’eau ;
  • vivant sur le plan culturel et associatif, enfin, puisque cette histoire est indissociable des élans spirituels des habitants, qui s’exprime notamment à travers chapelles et calvaires, mais aussi, plus récemment, sur le plan associatif, grâce à des groupes d’hommes et de femmes mobilisés pour faire vivre et faire découvrir leur lieu de vie.
Chapelle Sainte-Anne, en Goven, aujourd’hui monument du courant Seiz Breur au beau milieu de la vallée du Canut, l’édifice prend la suite d’une ancienne chapelle du XVIIe siècle, encore visible sur les cartes postales du début du XXe siècle.
Vestige d’un wagon ayant servi à l’exploitation des carrières du Bois des Brûlons.

Pour toutes ces raisons, la vallée du Canut doit être considérée comme un espace préservé, dont les usages naturels et culturels ont visiblement relativement peu évolué jusqu’à nos jours, malgré sa proximité avec le bassin rennais. Ce état de fait confère à l’Espace Naturel Sensible de nombreux atouts à valoriser :

  • sa biodiversité bien sûr,
  • mais aussi les pratiques agraires et leur empreinte sur le paysage de la vallée,
  • et enfin, son architecture, vernaculaire et dévotionnelle, qui s’explique par l’utilisation des matériaux locaux et les élans démiurgiques des habitants.

Pour découvrir le rapport, c’est par ici.

Pour en savoir plus sur les études documentaires.

visite guidée par Victorien Leman, historien-chercheur

Les visites théâtralisées : le renouveau de la médiation culturelle

Depuis près de 10 ans, les visites théâtralisées et immersives connaissent un essor florissant, synonyme d’une nouvelle ère pour la médiation culturelle. En effet, dans une volonté constante d’accroître l’accès à la culture, la variété des visites des monuments historiques est questionnée. Pendant longtemps, dans de nombreux lieux culturels, seuls deux choix de visite existaient : la visite libre et la visite guidée.

L’évolution du numérique a permis la proposition des audios guides et plus récemment des Histopad : une tablette interactive permettant de visualiser les pièces visitées, mise au point par des historiens du CNRS de Tours et mis en place dès 2020 dans les châteaux de la Loire. Ceci amena à l’émergence d’une question : Comment rendre l’histoire davantage vivante et accessible aux publics les moins avertis, tout en plaisant aux petits et aux grands ?

La popularité des spectacles immersifs du Puy du Fou, qui a fait connaître au grand public une nouvelle manière de raconter l’histoire, ne laisse pas indifférent le monde de la culture. Ainsi, de nouvelles formes de visites apparaissent, des visites guidées en costume, comme au logis de la Chabotterie (Vendée), jusqu’à des visites théâtralisées, aussi dites immersives.

Ces visites sont pensées comme des scénarios, aux fils des époques et des pièces. Les acteurs, en costumes font revivre aux visiteurs les événements marquants de la vie du monument et de ses propriétaires. Que ce soit dans des châteaux comme Thoiry ou Gizeux, dans des édifices religieux telle que l’abbaye de Pontlevoy ou dans les sites patrimoniaux emblématiques comme Versailles ou Vaux le Vicomte, le constat est sans appel : les visiteurs se bousculent pour y prendre part.

 » Prendre part à une visite théâtralisée est une expérience unique, hors du temps où chaque personnage de l’histoire prend vie sous nos yeux. « 

A la fin de la visite, certains visiteurs trouveront qu’ils n’ont pas eu le temps d’observer l’architecture ou d’en apprendre davantage sur les évènements historiques, ce qui est louable. Chaque public est différent, diversifier l’offre de visites permet ainsi d’attirer un public plus large.

Le Cabinet d’Études Historiques accompagne la création de visites théâtralisées suivant votre cahier des charges. Nous mettons à votre service notre expertise d’historien, d’archéologue et de médiateur culturel pour travailler ensemble à l’élaboration d’un scénario, du choix des costumes et des décors et pour la répétition des acteurs.

Découvrir l’histoire et l’évolution de mon manoir au fil des siècles

Vous êtes les heureux (futurs) propriétaires d’un manoir et vous vous interrogez sur la connaissance de votre édifice afin d’en préserver au mieux l’authenticité lors de vos travaux ?

Bravo ! Cette démarche de connaissance approfondie d’un bien patrimonial avant toute intervention est prônée par la
Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de l’UNESCO.

Pour autant, en apprendre plus sur l’histoire et l’archéologie de son manoir requiert quelques compétences.

Le Cabinet d’Études Historiques et l’UNESCO

Saviez-vous qu’il existait des liens entre le Cabinet d’Études Historiques et l’UNESCO ? On vous explique !

  1. Identification et documentation du patrimoine culturel et naturel
  2. Protection, conservation et mise en valeur du patrimoine
  3. Transmission aux générations futures dans des conditions d’authenticité et d’intégrité
  4. Coopération internationale et partage des connaissances
  5. Implication des communautés dans la sauvegarde de leur patrimoine

Les valeurs et la conduite des prestations par le Cabinet d’Études Historiques s’inscrivent pleinement dans la définition de ce patrimoine mondial.

1. Documentation rigoureuse et identification du patrimoine

Le Cabinet d’Études Historiques s’inscrit dans la démarche d’identification systématique prônée par l’UNESCO (article 11 de la Convention) :

  • Nous réalisons des diagnostics historiques et archéologiques avant intervention sur un bien patrimonial (études préalables)
  • Nous exploitons les sources documentaires et archéologiques pour établir l’histoire complète des biens
  • Nous identifions par une démarche d’inventaire des éléments remarquables et des valeurs patrimoniales (historique, architecturale, artistique, sociale)

2. Conservation basée sur la connaissance

Le Cabinet applique le principe selon lequel toute intervention doit être précédée d’une connaissance approfondie (article 5 de la Convention) :

  • À travers des études historiques de monuments, nous participons à la compréhension des différentes phases de construction et des transformations
  • Grâce aux analyses des matériaux et techniques, nous aidons les maîtres d’œuvre et d’ouvrage à respecter l’authenticité de leurs biens patrimoniaux
  • Nous proposons aussi des mesures de conservation adaptées à la valeur identifiée du bien patrimonial

3. Transmission et médiation culturelle

Le Cabinet intègre une dimension de transmission aux générations futures, cœur de la Convention (voir notamment l’article 27, qui encourage l’éducation et l’information du public concernant le patrimoine) :

  • Médiation culturelle : Valorisation des connaissances auprès des propriétaires, collectivités et du grand public
  • Publications et diffusion : Partage des résultats de recherches (actualités des recherches visibles sur le site)
  • Accompagnement des maîtres d’ouvrage : Formation et sensibilisation à la valeur patrimoniale des biens

4. Approche pluridisciplinaire et collaborative

Le Cabinet met en œuvre une méthodologie intégrée conforme aux recommandations de l’UNESCO (article 7 de la Convention) :

  • Le croisement des disciplines (histoire, archéologie, généalogie…) et des méthodes permet d’avoir une compréhension globale du patrimoine
  • Notre collaboration avec d’autres professionnels du patrimoine (architectes, conservateurs, chercheurs) permet de renforcer les synergies et l’interdisciplinarité
  • Enfin, nous avons développé une expertise spécifique du patrimoine français, et plus particulièrement dans l’Ouest, reconnaissant la valeur locale et nationale dans un contexte universel

5. Respect de l’authenticité et de l’intégrité

Les études menées par le Cabinet visent à préserver les valeurs authentiques des biens :

  • L’analyse des transformations permet de distinguer les éléments d’origine et les ajouts ultérieurs
  • L’évaluation de l’intégrité amène une identification des altérations et propositions de restauration respectueuses du bien patrimonial et de son histoire
  • La contextualisation historique aboutit à la compréhension du bien dans son environnement culturel et naturel

Ces pratiques correspondent aux critères d’authenticité et d’intégrité développés par le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO pour l’évaluation des biens.

Le Cabinet d’Études Historiques incarne une démarche de terrain, qui rend opérationnel les principes de la Convention UNESCO à l’échelle locale :

  • Systématiquement, nous cherchons à appliquer les standards internationaux au patrimoine français, sous toutes ses formes, pour réfléchir du global au local.
  • Nous traduisons les exigences conventionnelles en méthodes d’étude concrètes, pour passer de la théorie à la pratique.
  • Nous veillons également à lier logique conservatoire et dynamique de mise en valeur active, et donc à associer sans opposer protection et valorisation.

Cette approche positionne le Cabinet comme un acteur de la chaîne patrimoniale qui, en amont des travaux de restauration ou de réhabilitation, garantit que les interventions respectent les valeurs identifiées et contribuent à la transmission durable du patrimoine !

Motten Morvan à Saint-Aignan (Morbihan) – Résultats de la campagne de fouilles archéologiques 2025

Depuis 2020, le Cabinet d’Études Historiques collabore avec l’association Timilin, gestionnaire du site élitaire fortifié de Motten Morvan, à Saint-Aignan, dans le Morbihan. Ce travail de recherche archéologique s’est concrétisé en 2020 par une première campagne de sondages, puis deux campagnes de fouilles archéologiques programmées, en 2021 et en 2025.

 Les données collectées au cours de la campagne 2025 permettent de confirmer l’hypothèse émise depuis 2020, à savoir deux phases d’occupation, dont une avec potentiellement deux sous-phases . Ce constat peut désormais s’appuyer sur les datations radiocarbones mais aussi sur la stratigraphie mise en évidence en 2025, beaucoup plus évocatrice que pour les campagnes 2020 et 2021.

Compilation des datations par radiocarbone obtenues depuis 2020, proposition de phasage et principaux faits historiques connus dans le secteur.

La première phase correspond à l’occupation de l’enceinte, entre la fin du VIIIe et le début du Xe siècle.

À partir des datations radiocarbone mais aussi des observations stratigraphiques réalisées dans le sondage B, on peut considérer que la seconde phase d’occupation du site comprend deux sous-phases :

-La motte (et probablement son fossé périphérique) est érigée au cours de la sous-phase 2a, entre la fin du Xe et le milieu du XIe siècle. L’enceinte est sans doute occupée à cette période, tandis qu’aucune occupation n’est attestée sur le sommet du tertre.

– Le fossé de la motte est peut-être comblé (si l’on en croit les observations stratigraphiques, cependant limitées) au cours de la sous-phase 2b, tandis que l’enceinte continue d’être occupée (XIe-XIIe siècle).

Fossé de la motte (5092), fossé secondaire (5087) et structure semi excavée associée (5107).

 La complexité du comblement du fossé de la motte dans la partie orientale de l’aire de fouille, associée à un petit fossé secondaire et à des aménagements particulier prenant la forme d’un semi dense de trous de piquets incitent à émettre l’hypothèse d’une occupation spécifique de cet espace, peut-être en lien avec un moyen de franchissement permettant d’accéder à la plateforme du tertre.

Les relevés microtopographiques réalisés en 2009 par Lucie Jeanneret mettent d’ailleurs en évidence un replat triangulaire du talus plus à l’est, en dehors de l’aire 5, qui aurait pu accueillir un tel moyen de franchissement, tout en étant bien protégé par les talus, le fossé ceinturant le site et le relief escarpé du promontoire sur lequel il est installé.

Le rapport complet est disponible ici 👉

Le château du Boistissandeau et ses occupants, du Moyen Âge à nos jours

Joyau architectural de la Renaissance au milieu de l’écrin de verdure du bocage vendéen, le château du Boistissandeau a été acquis par la Communauté de Communes du Pays des Herbiers en 2024. Soucieuse de valoriser ce patrimoine exceptionnel, la collectivité a fait appel à nos services pour en apprendre davantage sur le site et ses occupants.

Contrairement à la tradition véhiculée autour du château, l’étude documentaire a permis de montrer qu’il est peu probable qu’une résidence élitaire fortifiée au Boistissandeau ait existé avant le XVIe siècle, même si l’on ne peut définitivement écarter la possible préexistence d’une résidence seigneuriale de la fin du Moyen Âge. La documentation de cette époque est essentiellement constituée d’actes de la pratique, contenant de simples mentions du domaine du Boistissandeau (jamais d’un château) et des familles qui en sont propriétaires (Lunel, Foucher, Olivereau).

Façade sud-est du corps de logis principal du château du Boistissandeau (cliché : V. Leman / Cabinet d’Études Historiques).

Après la mort de Claude Olivereau en 1641, des suites de son duel contre le seigneur d’Ardelay, la seigneurie du Boistissandeau est administrée par sa veuve jusqu’à sa mort. La seule modification notable du château, construit sous l’impulsion de René Olivereau à partir des années 1570, est l’adjonction d’une chapelle dans les années 1650. En l’absence de descendance du couple, la seigneurie et son château sont cédés par testament à Jean Baptiste d’Hillerin mais, celui-ci, occupé par ses fonctions administratives qui le retiennent entre Paris et Rennes, semble peu présent au Boistissandeau, qui est en réalité administré par son « espouse procuratrice », jusqu’à sa mort en 1732. Pendant ainsi environ 90 ans, le Boistissandeau fut d’abord et avant tout une seigneurie et un château administrés par des femmes. Avec la succession au profit de Jean Baptiste Laurent d’Hillerin, le château devient celui d’un noble scientifique, intéressé par les mathématiques, la climatologie et l’horlogerie. Les sources manquent pour décrire avec certitude les améliorations apportées dans le courant du XVIIIe siècle, mais la comparaison entre l’inventaire après décès de 1732 et la documentation de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle permet de s’en faire une bonne idée. Jean Baptiste Laurent d’Hillerin et son fils, Louis François, aurait ainsi contribué à l’extension des ailes de commun bordant la cour d’honneur, mais aussi à l’insertion du château dans un vaste traitement paysager s’appuyant sur quelques éléments préexistants (avenue, Grand Jardin), ainsi qu’à une reprise conséquente de la « Borderie de la Porte » pour y installer une orangerie.

Indication de la microtoponymie des parcelles environnants le château du Boistissandeau au début du XIXe siècle (fond de carte : AD85, 3 P 7/7 ; DAO : V. Leman / Cabinet d’Études Historiques).

Avec le passage entre les mains des Bourbon puis des Le Bault de la Morinière au XIXe-début du XXe siècle, le site n’évolue pas dans son organisation générale. Cette période relativement récente est, paradoxalement, l’une des moins bien documentée, mais il semblerait que les modifications apportées soient minimes et ne concernent que les intérieurs et, peut-être, les jardins. Soulignons aussi qu’après une petite éclipse, la vie du château est à nouveau marquée par la présence déterminante des dames : qu’il s’agisse du tristement célèbre massacre de 1794 ou de Madame veuve Comtesse Le Bault de La Morinière, leur action a profondément marqué l’histoire et le devenir du site.

Lorsqu’ils arrivent au Boistissandeau en 1941, les Frères de Saint-Gabriel doivent ainsi adapter à la vie communautaire un édifice qui n’a ni sanitaire, ni eau courante, ni électricité. Des modifications d’ampleur sont alors entreprises dans le corps de logis et la majeure partie des ailes des communs est détruite et reconstruite à neuf. La chapelle du XVIIe siècle, déjà rénovée au XIXe siècle, est également agrandie.

La relative fortune des propriétaires du Boistissandeau au cours du temps est sans doute représentative de la moyenne noblesse de la fin du Moyen Âge et de l’époque moderne. Outre des charges plus ou moins importantes dans l’administration royale, et des fonctions électives ou préfectorales à partir du XIXe siècle, les familles ayant occupées le Boistissandeau comptent surtout sur leurs revenus fonciers et sur des alliances matrimoniales avantageuses et solidement dotées, pour s’assurer les moyens de leur subsistance, d’une part, et effectuer les transformations apportées au château du Boistissandeau au cours du temps, d’autre part.

Mécénat 2025 : le château de Roquefixade (Ariège)

Dans le cadre de l’extension du périmètre Unesco du château cathare de Montségur, nous avons travaillé aux côtés de la commune de Roquefixade, où se trouve également un superbe château perché, et du Groupe de Recherches Archéologiques de Montségur et de ses environs dans le cadre d’une convention de #mécénat de compétences.

La commune a ainsi pu bénéficier d’un important travail de transcription et de traduction de documents anciens concernant la garnison de Roquefixade et les actions à l’encontre des Cathares de ce secteur. Une occasion d’en apprendre davantage sur l’histoire des lieux, de la valoriser dans le dossier UNESCO… et, pour nous, de se faire plaisir avec un dossier passionnant.

Nous réalisons régulièrement des conventions de mécénat avec des associations, afin d’assurer une diffusion de la recherche et des savoirs historiques et archéologiques la plus large possible.

👷Nos conditions :

-un sujet historique ou archéologique passionnant ;

-un sujet qui s’inscrit dans une démarche à l’échelle locale ;

-l’action de mécénat ne doit pas dépasser 2000 €.

👉Vous êtes une association ? Vous avez un sujet à traiter ? Vous pensez remplir ces conditions ? Contactez-nous ! Les candidatures pour l’action de mécénat 2026 sont ouvertes.

#histoire #archeologie #patrimoine #paléographie

[Photographie : le château e Roquefixade, Ariège ; Licence Wiki Média Commons]

Le Cabinet d’Études Historiques fête ses 10 ans !

Il y a 10 ans, le 1er avril 2015 [ce n’est pas une blague 😉 ], je créai le Cabinet d’Études Historiques, à l’époque « Victorien Leman, historien libéral ».

De la microentreprise à la profession libérale

À l’origine en microentreprise, avec 4 demandes de recherches documentaires en poche, l’objectif était surtout de pouvoir financer la fin de mes travaux de thèse en Histoire et Civilisations Médiévales, finalement soutenue en décembre 2017. Mais l’aventure ne s’est pas arrêtée là.

Les années se sont enchaînées, les contrats aussi. Ce qui ne devait être qu’une microentreprise temporaire est devenue une structure pérenne et un vrai chemin de vie.

La diversification des activités et des compétences

À l’origine cantonnés à des recherches documentaires pour des services archéologiques et universitaires, nous travaillons aujourd’hui au quotidien avec les Monuments Historiques, des collectivités de toute taille, des cabinets d’avocats, des particuliers mordus de patrimoine… sur des dossiers aussi divers que passionnant, partout en France.

10 ans : une étape

Le Cabinet d’Études Historiques a encore un bel avenir devant lui et des projets qui devraient voir le jour en 2025 et 2026 (mais gardons encore un peu de suspense à ce sujet 😉 ).

Je tiens enfin à remercier toutes les personnes qui ont cru en moi et qui ont, d’une manière ou d’une autre accompagné ce projet de vie.

Avocat et historien : l’histoire au service du droit

Contrairement aux idées reçues, les recherches généalogiques et historiques ne se cantonnent pas au passé !
Lorsque les avocats ont besoin d’ interroger le passé, le rôle de l’historien prend tout son sens. Que ce soit en droit patrimonial ou bien successoral, les recherches généalogiques et historiques viennent apporter des bases solides sur lesquelles les avocats peuvent bâtir leurs dossiers.

Les recherches généalogiques et historiques peuvent venir vérifier des hypothèses ou encore apporter des preuves pour renforcer les dossiers.

Voici des exemples d’interventions que je réalise régulièrement :

Les répercussions juridiques de l’histoire d’un lieu : l’examen des moulins et des droits d’eau

L’histoire, en particulier l’histoire d’un lieu, peut avoir des répercussions juridiques fortes.
Le Cabinet d’Études Historiques intervient régulièrement aux côtés des propriétaires de moulin. Avec la nécessité de restaurer la continuité écologique des cours d’eau, les propriétaires de moulins se heurtent parfois à des problèmes juridiques ; ils doivent notamment prouver leur droit d’eau (fondé en titre, fondé sur titre, etc.) et concevoir des projets pour assurer la continuité écologique (passes à poissons, etc.).
Appréhender ce cadre juridique et concevoir les aménagements en lien avec la continuité écologique nécessite de bien connaître l’histoire de son moulin et de ses occupants, ainsi que les réalités archéologiques de ces édifices.

C’est a fortiori vrai pour les moulins, qui sont des structures complexes, d’origine seigneuriale, qui apparaissent au Moyen Âge ; fondé en titre, le droit d’eau de son moulin nécessite ainsi de pouvoir remonter l’histoire du moulin jusqu’au XIVe ou au XVe siècle. Cela nécessite donc un savoir-faire en terme de déchiffrement d’archives et d’analyse historique pour prouver les droits du propriétaire d’un moulin.

La généalogie foncière (recherches concernant les droits de propriété

Il arrive également fréquemment que des particuliers sollicitent des cabinets d’avocats pour contester le passage d’une servitude ou la délimitation d’un terrain.

Là encore, constituer un solide dossier appuyé sur des sources d’archives variées et remontant le plus loin possible dans le temps permet d’étayer un argumentaire juridique.
Cela relève également du savoir-faire de l’historien qui, en plus d’un gain de temps pour le client, assure une vraie efficacité dans la constitution de l’argumentaire juridique.

Les recherches nobiliaires

Un argumentaire à la fois historique et généalogique peut être également demandé pour les procédures de relèvement de noms et de titres nobiliaires.

Cet argumentaire appuie le dossier envoyé ensuite au Garde des Sceaux pour valider la procédure.