COVID-19 Ce qu’il est possible de faire !

Les restrictions sanitaires et la fermeture des Archives départementales ne sont pas synonymes d’arrêt complet de nos activités, loin de là ! Découvrez les études et services que nous continuons à vous proposer en attendant la réouverture des dépôts d’archives.

généalogie histoire jaimemonmetier covid19

Découvrez la brochure présentant nos activités pour la période COVID-19 !

Découvrez notre nouveau service de création de blason !

Le confinement est peut-être un temps de latence pour certains, mais chez nous, c’est le moment de concevoir de nouveaux projets avec de nouveaux partenaires !

Avec le sculpteur Yann Chancerel, de Pléhédel (Côtes-d’Armor), et l’enlumineuse Panthéa (Angers, Maine-et-Loire) nous allions désormais nos compétences respectives pour créer vos blasons et armoiries et leurs supports en pierre et/ou enluminés. Lire la suite

Un chantier de fouilles archéologiques à Saint-Aignan (56) en juin 2020 !

Interview réalisée aux côtés d’Anne-Marie Fourteau (Service Régional de l’Archéologie – Bretagne) pour présenter le futur chantier de fouilles archéologiques sur la motte castrale du Corboulo (Saint-Aignan, Morbihan), qui aura lieu du 15 au 27 juin 2020.

http://www.radiobreizh.bzh/bzh/episode.php?epid=35062&fbclid=IwAR2BCfkSLPjQ0M-WdTGpcmdD3BuepBiBKTGnNLalaq-xCT8itmEshSsiQOQ

Pour les intéressés, fiche d’inscription ci-dessous et disponible sur simple demande par email :

Fiche Inscription campagne 2020

Historien & Architecte

L’alliance de l’historien et de l’architecte, c’est la création d’une synergie au service de notre beau patrimoine !

L’objectif de nos deux métiers est commun : nous valorisons un édifice au cœur d’un paysage local dans le respect de son authenticité et son intégrité.

Le projet des deux chapelles Saint-Jaoua et Saint-Jean-Balanant à Plouvien (Finistère) en est un bel exemple !

 

L’objectif était de retracer l’histoire des lieux le plus précisément possible pour orienter le projet architectural futur en tenant compte de la construction originale et en préservant l’historicité des deux chapelles.

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Il s’agit donc bien de synergie entre observations architecturales menées sur le terrain et investigation approfondie dans les fonds d’archives.

 

Comprendre les évolutions des édifices au cours du temps, analyser les transformations permet de dresser la cartographie historique et architecturale de l’édifice et c’est le travail de l’historien.

Comprendre et s’imprégner de ces données pour présenter un projet architectural authentique, c’est la mission de l’architecte.

 

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Chapelle Saint-Jean-Balanant (Plouvien, Finistère)
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Chapelle Saint-Jaoua (Plouvien, Finistère)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La recherche documentaire porte sur des actes notariés, des pièces cadastrales ou de la documentation seigneuriale et ecclésiastique. La démarche peut être longue (quelques semaines) mais elle réserve de très belles surprises.

Ainsi notre travail a permis de démontrer deux faits d’importance : la chapelle Saint-Jaoua est très probablement le fruit de plusieurs phases de construction s’étalant entre le courant du XVe et la première moitié du XVIe siècle.

Concernant la chapelle Saint-Jean-Balanant, il semble que cette dépendance de l’ordre de l’Hôpital, ait davantage été un établissement rural destiné à engranger des revenus par les prélèvements seigneuriaux, plutôt qu’un hôpital à proprement parler, comme cela avait été annoncé précédemment par certains historiens et érudits.

C’est ce souci d’exactitude qui renforce le lien entre les deux professions : aller à la source pour retrouver les informations d’origine et s’en inspirer architecturalement.

Ce travail facilite grandement la préservation de l’authenticité de la chapelle et favorise sa remise en valeur.

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L’alliance des compétences des historiens et des architectes est essentielle : c’est la mise en valeur d’un édifice historique qui est en jeu !

Abbaye Notre-Dame-de-Joye (Hennebont, Morbihan) : un travail de détective au service du patrimoine !

Dans le cadre d’un projet à l’initiative de la commune d’Hennebont, dans le Morbihan, l’abbaye Notre-Dame-de-Joye a fait l’objet d’un travail de recherche approfondi.

Nous transformant en détective, nous avons mené des recherches considérables pour percer à jour les secrets de l’histoire architecturale de l’abbaye Notre-Dame-de-Joye !

Notre travail a permis de documenter et d’expertiser le cloître et la partie septentrionale de l’ancienne abbaye Notre-Dame-de-Joye, un édifice majeur en termes de structuration territoriale, fondé en 1275 par Blanche de Champagne, épouse du duc de Bretagne.

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Comme souvent dans le cadre d’un travail de valorisation et de médiation du patrimoine, la collecte et l’analyse des données nous ont permis d’éliminer certaines incertitudes entourant l’édifice et de le faire renaître dans toute son authenticité.

Pour y parvenir, la masse d’informations qu’il a fallu traiter est considérable ! Un fonds de plusieurs milliers de documents allant du XIIIe au XVIIIe siècle est conservé aux Archives départementales du Morbihan. Ce ne sont pas moins de 69 cartons qu’il a fallu explorer !

Certaines données se sont révélées utiles, d’autres moins, mais toutes sont passionnantes pour l’historien puisqu’elles permettent de cartographier l’édifice, l’enclos monastique et de mieux cerner les périodes historiques concernées, puis de produire une synthèse chronologique et reconstituer l’histoire du monument.

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Comme pour une enquête policière, l’historien se transforme alors en détective : il lit, analyse, recherche et complète les informations dont il dispose pour découvrir et comprendre l’origine et les transformations des bâtiments.

Les découvertes faites lors de cette mission nous ont permis de reconstituer très finement l’histoire architecturale de l’abbaye depuis le XVIe siècle. De 1512 à 1735, nous avons pu dater chaque étape de transformations et de reconstruction de l’édifice.

Nous avons aussi retrouvé un cahier des sépultures des pensionnaires et domestiques ouvert en 1777 qui nous donne des orientations sur l’emplacement de sépultures dans le cloître, dans l’église et dans le nord de l’enclos monastique, dont il faudra tenir compte pour les travaux.

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En luttant contre les a peu près et les incertitudes, l’historien et l’architecte travaillent pour une même cause : la mise en valeur d’un patrimoine guidée par la vérité historique.

Pour en savoir plus : https://etudes-historiques.com/2018/01/28/labbaye-notre-dame-de-joye-a-hennebont-morbihan-700-ans-dhistoire/

Guémené-sur-Scorff (Morbihan). Étude du fonds des Rohan-Guémené conservé aux Archives départementales du Morbihan

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Dépouillement en cours du fonds des Rohan-Guémené, Archives départementales du Morbihan (Avril 2019)

Nous avons été contactés en novembre 2018 par l’association Kastell Kozh, domiciliée à Guémené-sur-Scorff. L’association avait pour projet de procéder à la numération des documents d’archives disponibles aux Archives départementales du Morbihan, concernant la ville de Guémené-sur-Scorff, et en particulier le fonds des Rohan-Guémené (série E). Ayant, dans un premier temps, pris contact avec les Archives, l’association a été informée des lourdes contraintes techniques et de coût représenté par une numérisation systématique de ce fonds, ne comprenant pas moins de 209 cartons, soit potentiellement plusieurs dizaines de milliers voire quelques centaines de milliers de pages de document à numériser. Face à ce constat, l’association Kastell Kozh a pris contact avec notre Cabinet d’Études Historiques pour :

  1. Réaliser un dépouillement sélectif et un inventaire photographique de la documentation intéressante, notamment à des fins de mise en valeur du patrimoine guémenois ;
  2. Procéder aux transcriptions des documents les plus anciens et les plus intéressants, à même d’être réutilisés rapidement à des fins de mise en valeur du patrimoine.

Au total, ce sont 122 cotes potentielles que nous avons repérées. Parmi celles-ci, 73 (60%) sont des cotes non inventoriées dans l’instrument de recherche proposé par les Archives départementales du Morbihan et dont le contenu nous est donc totalement inconnu. 36 cotes ont été dépouillées et numérisées (29%) ; elle constituent la matière du présent rapport. Enfin, 13 cotes (11%) sont inventoriées mais n’ont pu faire l’objet d’un dépouillement dans les délais impartis ; il s’agit essentiellement de cartons regroupant des données sur la paroisse de Locmalo dont fait partie Guémené (E 5372 à E 5381 notamment). Parmi les 36 cotes numérisées, 16 ont été transcrites partiellement ou entièrement (44% des cotes numérisées). Cet ensemble représente à lui seul 5 098 clichés. La plupart des photographies concerne une unique page de document, mais d’autres clichés couvrent deux pages ; on peut ainsi estimer à environ 7 000 le nombre de pages de documents couvertes par cette étude.

Les documents disponibles dans la série B sont essentiellement des inventaires après décès du XVIIIe siècle. Ceux-ci offrent plusieurs apports : tout d’abord, l’inventaire est la transposition écrite du cadre de vie matériel de celui ou celle qu’il concerne ; par ailleurs, les greffiers suivent une progression logique dans l’habitation, en localisant les objets qu’ils inventorient, ce qui permet de se faire une idée précise de l’organisation de la demeure.

Bien qu’elle représente le fonds le plus conséquent, une grande partie de la documentation contenue en série E n’est pas inventoriée. Les liasses balisées le sont par ailleurs souvent très succinctement. Leur contenu est très disparate mais concerne, d’une manière générale, la gestion de l’ensemble de la principauté de Guémené.

En série J est conservé un ensemble de notes prises par les divers membres de la famille Galles, imprimeurs à Vannes au XIXe siècle (sous-série 2 J) sur des documents, dont les originaux ne sont parfois pas parvenus jusqu’à nous, intéressants la principauté et la seigneurie de Guémené, ainsi que des données généalogiques sur les Rohan-Guémené.

 

Les recherches documentaires menées au sein des Archives départementales du Morbihan permettent de considérablement renouveler nos connaissances sur l’espace urbain guémenois et la culture matérielle de ses habitants, entre le XVe et le XVIIIe siècle. Les textes permettent de compléter corriger certaines approximations concernant en particulier le château, les moulins, l’auditoire et les halles, commises depuis le XIXe siècle. Soulignons toutefois que la vocation première de ces recherches était la numérisation et la transcription du plus grand nombre d’actes possibles intéressant Guémené-sur-Scorff pour ensuite mettre la documentation rassemblée à la disposition des étudiants, des érudits et des chercheurs.

En adoptant la démarche exemplaire de vouloir recenser, collecter et mettre à la disposition de tous une matière historique et archéologique la plus exhaustive possible sur l’espace urbain guémenois, l’association Kastell Kozh prépare l’évolution de la vision du tourisme à Guémené-sur-Scorff vers ce que les professionnels du secteur touristique appellent déjà le « tourisme 4.0 ». Dans cette conception de l’offre touristique, il s’agit de proposer au public un ensemble de lieux et de produits culturels parmi lesquels le public lui-même choisira celui ou ceux qui l’intéresse et constituera ainsi son propre programme, par opposition aux visites guidées traditionnelles. Ce tourisme « à la carte » suppose de développer une connaissance fine et précise de l’ensemble des éléments culturels et patrimoniaux d’un territoire afin que chacun puisse y puiser les informations qui l’intéresse. La mise en œuvre du tourisme patrimonial 4.0 implique donc de multiplier les recherches et les études aboutissant à cette connaissance permettant de développer les produits touristiques. En ce sens, on peut dire que l’association Kastell Kozh est donc à la pointe du marketing touristique, en préparant dès aujourd’hui le terrain pour développer les produits touristiques de demain.

Au-delà de l’offre touristique, ce sont aussi des actions de médiation inédites qui sont à envisager, en particulier auprès des guémenois. Les données historiques nourriront par ailleurs les études techniques (études préliminaires à des restaurations d’édifices anciens, etc.).

Découvrez ici le : Rapport Guémené !

À la Une

Deux chapelles classées Monuments Historiques à Plouvien (29) : Saint-Jaoua et Saint-Jean-Balanant

Nous avons été contactés au printemps 2018 par Monsieur Candio, du cabinet Candio-Lesage, architectes du Patrimoine, en vue de répondre à un appel d’offre de la commune de Plouvien concernant un projet architectural et de valorisation autour des chapelles Saint-Jaoua et Saint-Jean-Balanant, situées sur le territoire de la commune. L’appel d’offre mettait clairement en évidence la nécessité de mener une investigation approfondie dans les fonds d’archives disponibles, afin de retracer l’histoire des lieux le plus précisément possible. Il fut convenu que l’ensemble de la documentation écrite et iconographique recueillie ferait l’objet d’une synthèse mettant en perspective l’histoire des édifices, appuyé sur un travail de recherche bibliographique mené en parallèle des recherches en archives.

Sur le plan méthodologique, le riche passé des chapelles Saint-Jean-Balanant et Saint-Jaoua justifiait tout à fait une recherche approfondie en archives, afin de préciser au mieux l’histoire des deux monuments et notamment les évolutions des édifices au cours du temps (mise en place du complexe cultuel, réparations, agrandissements, destructions,…). La mise en synergie des données d’archives et des observations architecturales menées sur le terrain permettront d’orienter les projets architecturaux et urbanistiques afin de préserver au mieux l’authenticité et l’historicité des deux chapelles. Étudier en synergie ces deux chapelles constituait par ailleurs une démarche exemplaire puisque ces édifices de culte, dit « secondaires », sont souvent considérés comme des éléments isolés ; dans le cas présent, mener une étude commune sur les chapelles Saint-Jean-Balanant et Saint-Jaoua a permis de mettre en évidence les pratiques dévotionnelles à l’échelle de la paroisse et donc de mieux mettre en valeur l’insertion des deux bâtiments dans le paysage local.

Ces deux chapelles, et d’une manière plus générale la commune de Plouvien, avaient déjà attiré l’attention des érudits dès la fin du XIXe siècle. En 1888, J.L. Le Guen produisit un article pour la Société Archéologique du Finistère où il cherchait à mettre en évidence les origines de la paroisse. Celui-ci ne cite, malheureusement, que très rarement les sources sur lesquelles il appuie son propos. Cependant, la précision des informations avancées nous incite à le considérer comme relativement fiable. Il est d’ailleurs repris (parfois mot à mot) par le chanoine Pèrennes dans la monographie  qu’il publie en 1942, qui n’est finalement rien de plus qu’un regeste du précédent. Louis Le Guennec, autre érudit du début du XXe siècle, qui a une production d’articles et d’ouvrages très abondante, a également collecté un certain nombre d’informations sur la commune de Plouvien. Il a laissé aux Archives départementales du Finistère un fonds assez important constitué de notes de travail. D’assez nombreux documents concernant Plouvien se retrouvent sous la cote 34 J 60. Là encore, les informations, qui semblent précises et fiables, ne sont pas systématiquement référencées, empêchant ainsi tout travail de vérification. Enfin, concernant plus spécifiquement le cas de la chapelle Saint-Jean-Balanant, nous nous sommes appuyés sur les travaux d’Amédée Guillotin de Corson qui produisit plusieurs articles et ouvrages sur les Templiers et les Hospitaliers en Bretagne. Ses travaux ont le mérite d’être très documentés et beaucoup mieux référencés que les travaux précédemment cités. Il s’appuie en particulier sur la documentation disponible dans les fonds d’archives départementaux bretons ainsi que de la Vienne. À l’issue de ces observations, force est de constater que les connaissances actuelles sur les chapelles Saint-Jaoua et Saint-Jean-Balanant sont surtout issues de quelques érudits ayant produit des ouvrages au XIXe et au début du XXe siècle et dont les travaux ont systématiquement été repris sans réel travail de critique ni de remise en perspective. Il est dès lors apparu nécessaire de procéder à une collecte des sources primaires (documents anciens) afin de préciser, vérifier et parfois contredire les écrits de ces mêmes érudits et donc de requestionner l’état actuel de nos connaissances.

Le volume de documentation ancienne disponible s’est avéré relativement important, surtout en comparaison des documents habituellement disponibles pour ce genre d’édifices, pour lesquels on ne dispose bien souvent, outre les vestiges encore en élévation, que de quelques maigres indices dispersés dans la documentation seigneuriale. Dans son état actuel, nous avons pu montrer que la chapelle Saint-Jaoua est très probablement le fruit de plusieurs phases de construction s’étalant entre le courant du XVe et la première moitié du XVIe siècle. Au XVIIe siècle, le complexe cultuel se dote de plusieurs éléments complémentaires : si l’enclos cémétérial existait sans doute auparavant, l’entrée côté bourg est monumentalisée par l’édification de 4 piliers massifs, une sacristie est ajoutée au nord du chœur et un monument est construit pour mettre en évidence la source à proximité et facilité le culte à ses abords. Pourtant, et bien qu’architecturalement la chapelle actuelle renvoie à la fin du Moyen Âge, un faisceau d’indices toponymiques et parcellaires laisse envisager l’existence d’un établissement religieux dans ces parages dès les premiers siècles du Moyen Âge, en lien avec l’hagiographie de Saint-Jaoua. Si aucun texte ne nous a permis de corroborer l’assertion selon laquelle cette chapelle serait l’ancienne église paroissiale, au vu des éléments d’archives recueillis, cette hypothèse fait sens et n’est donc aucunement à exclure.

Si l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem a pour vocation d’ouvrir et d’entretenir des hôpitaux destinés, notamment, aux soins des pèlerins, il apparaît que le « membre » de Saint-Jean-Balanant, contrairement à l’affirmation d’Henri Pérennes qui indique qu’un hôpital y était annexé, était en réalité un établissement rural, destiné à engranger des revenus par les prélèvements seigneuriaux, mais n’était pas associé à un hôpital. Un texte de 1656 décrit ainsi l’établissement : « Plus, en la parroisse de Plouvien, evesché de Léon sur les confins de la basse Bretagne, à deux lieues de la ville de Lesneven, est un petit membre apellé Saint Jean de Belanen, dépendant La Feillée, consistant en bastimant, terres, prez, moulin et privilège des impostz et billotz ». Ce membre dépend directement de la commanderie de la Feuillée, à la différence des commanderies de Quimper, Le Croisty, le Loc’h, Plouaret, Plélo, Le Palacret et Pont-Melvez qui, si elles sont rattachées à La Feuillée, semble avoir une certaine autonomie dans leur gestion seigneuriale. Il s’agit donc avant tout d’une exploitation agricole, rattachée à l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, mais sans vocation hospitalière, ou en tout cas plus suite à la reconstruction des édifices dans le courant du XVe siècle. Le relatif abandon de la chapelle par les hospitaliers dans le courant du XVIIIe siècle peut éventuellement s’expliquer par les contestations de prééminence à l’initiative des seigneurs de Penmarc’h, comme le suggère le procès-verbal de la visite du 28 juin 1758.

Au total, l’étude simultanée de ces deux chapelles a permis de mieux cerner la vie dévotionnelle mais aussi sociale de la paroisse et des habitants de Plouvien depuis la fin du Moyen Âge.