Abbaye Notre-Dame-de-Joye (Hennebont, Morbihan) : un travail de détective au service du patrimoine !

Dans le cadre d’un projet à l’initiative de la commune d’Hennebont, dans le Morbihan, l’abbaye Notre-Dame-de-Joye a fait l’objet d’un travail de recherche approfondi.

Nous transformant en détective, nous avons mené des recherches considérables pour percer à jour les secrets de l’histoire architecturale de l’abbaye Notre-Dame-de-Joye !

Notre travail a permis de documenter et d’expertiser le cloître et la partie septentrionale de l’ancienne abbaye Notre-Dame-de-Joye, un édifice majeur en termes de structuration territoriale, fondé en 1275 par Blanche de Champagne, épouse du duc de Bretagne.

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Comme souvent dans le cadre d’un travail de valorisation et de médiation du patrimoine, la collecte et l’analyse des données nous ont permis d’éliminer certaines incertitudes entourant l’édifice et de le faire renaître dans toute son authenticité.

Pour y parvenir, la masse d’informations qu’il a fallu traiter est considérable ! Un fonds de plusieurs milliers de documents allant du XIIIe au XVIIIe siècle est conservé aux Archives départementales du Morbihan. Ce ne sont pas moins de 69 cartons qu’il a fallu explorer !

Certaines données se sont révélées utiles, d’autres moins, mais toutes sont passionnantes pour l’historien puisqu’elles permettent de cartographier l’édifice, l’enclos monastique et de mieux cerner les périodes historiques concernées, puis de produire une synthèse chronologique et reconstituer l’histoire du monument.

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Comme pour une enquête policière, l’historien se transforme alors en détective : il lit, analyse, recherche et complète les informations dont il dispose pour découvrir et comprendre l’origine et les transformations des bâtiments.

Les découvertes faites lors de cette mission nous ont permis de reconstituer très finement l’histoire architecturale de l’abbaye depuis le XVIe siècle. De 1512 à 1735, nous avons pu dater chaque étape de transformations et de reconstruction de l’édifice.

Nous avons aussi retrouvé un cahier des sépultures des pensionnaires et domestiques ouvert en 1777 qui nous donne des orientations sur l’emplacement de sépultures dans le cloître, dans l’église et dans le nord de l’enclos monastique, dont il faudra tenir compte pour les travaux.

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En luttant contre les a peu près et les incertitudes, l’historien et l’architecte travaillent pour une même cause : la mise en valeur d’un patrimoine guidée par la vérité historique.

Pour en savoir plus : https://etudes-historiques.com/2018/01/28/labbaye-notre-dame-de-joye-a-hennebont-morbihan-700-ans-dhistoire/

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